Baby clash ou le couple à bout de nerfs

28 Juil, 2021Bien-être, Postpartum

L’arrivée d’un enfant est un vrai chamboulement dans la vie d’une femme, impliquant de nombreux changements sur tous les niveaux : physique, émotionnel et psychologique.

Mais il n’en est pas moins pour le co-parent, qui lui aussi voit ses anciens repères éclater et doit en construire de nouveaux. 

Face à ces nombreux changements auxquels les jeunes parents ne sont pas toujours préparés, 20 à 25% des couples finissent pas se séparer dans la première année de vie de bébé. 

 

L’arrivée d’un enfant est un bouleversement pour la mère. Mais ça l’est aussi pour le père (ou le co-parent) et donc pour le couple. On passe d’une vie à 2 à une vie à 3 (ou plus). Le couple doit se construire de nouveaux repères, modifier ses habitudes… et soyons honnête : il n’est pas toujours évident pour chacun de trouver sa juste place et de composer avec un petit être, qui au début, demande énormément d’attention. Si on rajoute à cela la fragilité de la jeune mère, le stress du quotidien, le manque de sommeil, les remarques des autres etc, cela peut très vite devenir difficile pour le couple : tensions, attentes non dévoilées de l’un et de l’autre, non-dits, frustrations, disputes…

Il n’est malheureusement pas rare que certains couples se séparent dans la première année de bébé. La séparation apparaissant comme la seule option possible pour les 2 parents. C’est dans ce cas qu’on parle de baby clash.

Néanmoins, ce genre de situation peut aussi apparaître à n’importe quel moment. Ce n’est pas parce que c’est plus fréquent durant la 1ère année, que passer ce « délai » signifie qu’on est à l’abri de toute difficultés pouvant remettre le couple en question.

A l’origine, on va retrouver les mêmes éléments et notamment la fatigue, la routine… mais cela peut aussi être des visions différentes sur l’éducation, des difficultés à se remettre en question, le manque de compréhension de l’enfant et de son développement… 

Rappelons aussi que devenir parents va aussi venir réveiller des choses en nous : des souvenirs, des blessures, certaines émotions qu’on a ressenti quand on était enfant, des difficultés, des situations vécues pendant notre enfance… Que chacun a son propre vécu, sa propre histoire… et donc peut aussi avoir sa propre perception des choses. 

Bref, être parent est un réel challenge du quotidien.

Je ne sais pas si toutes ces choses là peuvent être anticipées, mais je trouve important d’en avoir conscience. En avoir conscience va aussi permettre au couple de se remettre en question quand cela est nécessaire, et ne pas baisser les bras trop vite. Car remettre toutes les difficultés sur le dos de son enfant est bien trop facile et surtout ne règle rien. (ex : mon enfant est très difficile…).

 

Même si tout ne peut être anticipé, certaines choses peuvent être amorcées en amont pour éviter de se retrouver dans ce genre d’impasse. Pour que chacun ait le sentiment d’être à sa place, pour que les attentes de l’un et de l’autre soit entendues (ce qui ne veut pas dire qu’elles doivent être satisfaites), pour éviter des frustrations et de créer de la rancœur. Pour trouver aussi le bon équilibre entre les besoins de l’un et de l’autre.

 

Quelles solutions ?

  • ANTICIPER

Durant la grossesse, l’attention est souvent portée sur l’accouchement, vu comme l’événement à “craindre” (surtout pour les primipares). L’après ? “On s’en occupera au moment voulu. Après tout, quand on décide d’avoir un enfant à 2, c’est qu’on partage déjà la même vision de la parentalité, n’est ce pas? “

 

La réalité est qu’on se prend souvent la parentalité en pleine figure. Avant de devenir parents, on avait des principes, mais en le devenant, certains vont sauter. Car on n’a plus la force et l’énergie de se battre pour certaines choses, car on réalise que d’autres sont difficilement réalisables…

Ce que j’entends pas “anticipation”, c’est surtout d’ouvrir la discussion avant l’arrivée de bébé : c’est parler et partager nos points de vue, notre perception des choses, nos craintes, nos doutes. Mais aussi nos attentes et nos besoins. Et cela vaut aussi pour le co-parent. Discuter de tout cela en amont permettra d’éviter les frustrations chez l’un ou l’autre, mais aussi de se poser les bonnes questions et trouver des solutions qui conviendront à tout le monde. 

Evidemment, on garde dans l’esprit que tout ne peut être anticipé. Et surtout, que ce n’est pas parce qu’avant l’arrivée de bébé on a décidé certaines choses, que celles-ci ne peuvent pas évoluer une fois que bébé sera là. 

 

  • LA COMMUNICATION

Je pense que peu importe la situation, la communication reste un point essentiel dans les relations. Elle permet à chacun de s’exprimer, d’exprimer ses besoins, ses attentes, ses mécontentements… afin que l’autre puisse les prendre en compte.

Néanmoins, il y a communiquer et communiquer… L’idée n’est pas de jeter nos reproches à l’autre et d’attente à ce que l’autre réponde favorablement à nos attentes.

Il va plutôt s’agir de présenter son propre point de vue dans l’optique de trouver des solutions de manière conjointe. Ce qui sous entend aussi une capacité d’écoute et d’accueil du point de vue du co-parent.

Pour une communication efficace, je vous renvoie aux principes de la communication non violente (CNV), que j’aime utiliser dans mes accompagnements.

    • PRESERVER SON COUPLE AMOUREUX

     

  • Les premiers mois de vie d’un bébé sont assez intenses. Celui-ci est très demandeur, et la vie de couple n’est clairement pas dans les top priorités à ce moment-là.

    Le danger est qu’une certaine routine finisse pas s’installer et qu’il n’y a plus de place pour le couple amoureux. Il n’est pas rare que la mère soit très (trop) investie dans son rôle de mère, ce qui peut aussi créé des frustrations chez le co-parent. [note : elle peut être trop investie à ses dépends, car la société attend d’elle qu’elle assure sur tous les fronts].

     Selon moi, il est important de ne pas négliger le couple-amoureux, car cela fera aussi partie de l’équilibre du couple-parent. Car n’oubliez pas qu’avant d’être parents, vous êtes aussi un couple.

      

    • SE FAIRE AIDER 

       

    Il arrive dans certains cas que la situation est telle qu’essayer de s’en sortir seul est difficile (voir impossible). Dans ces cas là, il ne faut pas hésiter à se faire aider, si les 2 parents en ont la volonté.

    L’objectif dans le fait de se faire aider est surtout de pouvoir rétablir la communication, de désamorcer certaines situations qui semblent être perdues et de trouver des solutions pour améliorer la situation.

     

     

    Prenez soin de vous… et de votre couple🖤

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